La conquĂŞte de l’autre est similaire Ă celle d’un pays. Il faut avancer, pas trop vite pour ne pas se faire encercler et massacrer, pas trop lentement pour Ă©viter que les renforts aient le temps d’arriver.
Chaque idée, chaque parole, chaque geste doit être destiné à faire un pas vers votre conquête.
L’opener est un pas.
Une expression de désintérêt est un pas.
Raconter une histoire sympa est un pas.
Une qualification, une expression d’intĂ©rĂŞt ou d’intention est un pas
La toucher est un pas.
Envoyer des signaux contradictoires pour “tromper l’ennemi”, est un pas.
L’embrasser est un pas.
Avoir un rendez-vous avec elle est un pas.
La ramener dans un endroit rien que vous deux est un pas.
La caresser, la chatouiller, flirter, la déshabiller est un pas.
Coucher avec elle aussi.
Votre position sexuelle favorite aussi.
Un 3some aussi.
Le 4some pareil.
Elle, vous aimant Ă la folie, idem …
En tant que conquĂ©rant, c’est Ă vous de franchir ces Ă©tapes une Ă une, Ă la bonne vitesse, avec le bon timing.
L’escalade de la conquĂŞte ressemble Ă un escalier, ce qui rejoint d’ailleurs les thĂ©ories de la Mystery Method pour son escalade kinĂ©sique (kino escalation).
Personnellement, j’aime bien ce genre d’image simple, ça me permet d’avancer. Dans mon esprit, pendant que je suis avec une fille, j’ai un but avec elle, outre celui de m’amuser et de prendre du bon temps : celui de passer Ă la prochaine Ă©tape. Cela est valable, que je sois avec elle depuis 2 minutes, 2 heures, 2 semaines ou 2 ans.
En gros, je ne vais pas vous faire un laïus, je veux rester concis. Dans une interaction avec une femme qui me plaît, je me dis toujours :
- je passe vraiment un bon moment, c’est agrĂ©able de voir, de discuter, d’embrasser, etc. une fille qui me plaĂ®t.
Et je me demande toujours :
- à quel moment déciderai-je de passer à la suite, si possible avec le bon timing et la bonne énergie, calibration, frame, etc.
Astuces pour l’escalade
Au moment oĂą j’Ă©cris ces lignes, je suis sous le soleil de Marrakech avec une LTR. Outre les escapades Ă dos de dromadaire, en calèche, en quad et autres moyens de transports marrants, on n’aurait difficilement pu se priver du plaisir de faire notre shopping dans le souk.
Ici, c’est nĂ©gociation et compagnie. Le prix pour les touristes est souvent 10 fois plus cher que celui des marocains “d’origine”, voire 50 fois…
Ca rappelle un peu, et même carrément, le BS/les shit tests des HBs et assimilées quand elles ont affaire aux PUAs que nous sommes.
Le tout est de savoir nĂ©gocier. Montrer qu’on est sur le point de partir, de dire qu’on a vu mieux ailleurs, que ces prix c’est n’importe quoi, etc. Tout ça a des similitudes avec le game.
Plus que tout, on ne dit jamais dès le dĂ©but le prix que l’on dĂ©sire payer au final. On balance nos arguments, puis on cède un peu. L’autre envoie Ă©galement ses arguments, et Ă la fin on tombe sur un accord.
Pendant le game, c’est un peu la mĂŞme chose. On dĂ©couvre au fur et Ă mesure sa personnalitĂ©, ce qu’on a fait de cool dans la vie, ce qu’on a vĂ©cu d’extraordinaire, ce qu’on a dĂ©jĂ apportĂ©, en le distillant dans la conversation. Les DHV spikes quoi. Tout en ayant toujours cette comparaison implicite avec la cible. On compare sans le dire nos valeurs intrinsèques, ou plutĂ´t nos valeurs perçues mutuellement. Bref, on ne lance pas tout d’un coup, car ce serait jouer ses atouts trop vite pour rien.
Reprenons la liste des pas dont j’ai parlĂ© plus haut pour conquĂ©rir une fille.
VoilĂ plusieurs choix que j’utilise pour passer Ă l’Ă©tape supĂ©rieure, suivant le contexte, mon feeling ou mon envie :
- je verbalise ce que je veux faire.
- je fais un storytelling sur ce que je veux faire.
- je fais semblant de faire ce que je veux faire.
Puis j’enchaine avec le bon timing (ce peut ĂŞtre quelques secondes ou plusieurs semaines) pour faire ce que je veux faire; ou alors
- je fais directement ce que je veux faire.
Ce qui marche aussi dans pas mal de cas.
Par exemple, quand je pense que le moment d’embrasser ma cible arrive, il m’est arrivĂ© de sortir quelque chose du style : “Imaginons que tu sois Ă l’Ă©cole des baisers et que tu essaies d’impressionner ton examinateur.”. TestĂ© et approuvĂ©. On enchaine en gĂ©nĂ©ral en donnant une note du style 12/20 pour l’inciter Ă recommencer, en mieux cette fois.
Autre exemple, quand je couche pour la troisième ou quatrième fois avec une fille, au moment d’une forte excitation, j’aime lui mettre deux doigts devant la bouche, et lui dire quelque chose du style “montre-moi comment tu ferais un cunni”. Vous pigez pourquoi? Eh oui, ce sera l’Ă©tape suivante… (et passons sur le fait que c’est jouissif).
Coups de boosts
Un autre “pti truc” amusant et efficace, le coup de boost passe comme on fait passer un pas (cf chapitre prĂ©cĂ©dent), seulement on verbalise/storytell/fait semblant de faire quelque chose de très supĂ©rieur au niveau qu’on a jusqu’Ă prĂ©sent.
Par exemple, au moment de raconter une histoire, on va dire Ă une fille :
“toi fais attention où ça finira en soirée dvd qui tourne mal”.
Ca veut tout et rien dire (enfin plutĂ´t tout en fait), et puisqu’on enchaine sur une histoire, ça passe directement dans l’inconscient de la cible. Notez que si plus tard elle revient sur ça, il faut continuer de franchir les Ă©tapes sans broncher! Poursuivez votre escalade sans rĂ©pondre rationnellement. Elle sait très bien de quoi vous parlez, c’est du bluff pur et simple de sa part.
Parlez Ă©motionnel. Au pire, dites “Tout Ă l’heure? Je ne sais plus ce que j’ai dit.”.
Cette mĂ©thode rappelle les gambits, sauf qu’on revient en arrière dans tous les cas.
Exemple classique avec une projection dans l’avenir (time distortion) d’une situation fictive (une time distortion n’est rien d’autre que du storytelling) :
“Imagine toi et moi, sur une plage, avec nos cocktails Ă la main, en train de comtempler le bleu azur de la plage devant nous [ou autre blabla, c'est l'instant freestyle], ce serait vraiment bien. Mais n’allons pas trop vite. C’est quoi ton signe astrologique? [ou autre connerie pour contraster et revenir dans la rĂ©alitĂ©]”.
Autre exemple, alors que l’ambiance est au fluff :
“Toi, je te voie dĂ©jĂ en train de m’embrasser. Je ne sais pas pourquoi. Enfin bref. Tiens, ce matin il m’est arrivĂ© un truc marrant [blabla]”.
Un dernier exemple :
*faire semblant de l’embrasser* “non Veronica, tout va trop vite entre nous. Finis d’abord ton verre, nous avons tout le temps.”
Les possibilités sont vraiment multiples.
Cristallisation
Que celui qui n’a jamais stallĂ© me jette la première pierre! On s’est tous retrouvĂ© dans une situation oĂą un gros blanc s’installait. On perd du rythme et une sorte de couche de glace se forme. Le rapport se cristallise, c’est-Ă -dire se fixe sur la position oĂą il en Ă©tait restĂ©.
Point de vue du débutant/intermédiaire:
Si vous ne passez pas assez vite Ă l’Ă©tape suivante, en clair, la cristallisation opĂ©rera et vous ne pourrez plus jamais briser la couche de glace. Vous resterez prisonnier de cet Ă©tat, qu’il soit ok pour vous ou pas. Ou alors il faudra redoubler d’efforts et de subtilitĂ© pour vous sortir de cette situation.
Par exemple, si vous n’avez jamais embrassĂ© une fille et que vous stallez trop longtemps, vous ne passerez jamais au k-close Ă moins de vous faire violence.
Pareil pour coucher pour la première fois. Vous devrez “forcer” le coup, ce qui entrainera un comportement “creepy” et pas très fluide.
Si vous voulez enchainer sur un 3some ou autres “fantasmes”, ne perdez pas de temps oĂą vous finirez en couple “normal”, c’est-Ă -dire de la baise classique (ce qui est dĂ©jĂ bien vous me direz).
Solution/Méthode pour les débutants/intermédiaires : garder le rythme et ne pas hésiter.
Au pire, mĂŞme si vous avez un peu perdu le fil du programme (comme au patinage artistique), passez votre prochaine Ă©tape au plus tĂ´t, en respectant toutefois le timing (la musique si vous suivez l’exemple du patinage), en dissimulant le manque de fluiditĂ© au maximum. Le but est de ne pas sembler needy.
Point de vue du PUA “advanced”
Le point de vue débutant/intermédiaire reste vrai : on ne peut pas se permettre de laisser une situation s’enliser dans la boue de l’ennui (woaw, c’est beau).
Mais le PUA advanced connait ses possibilités à relancer une interaction vacillante, que ce soit par du contenu (canned stuff, impro, approach invitations…) que par son style (BL, ECs, kino…).
Il va donc “risquer” de s’embourber un peu pour vĂ©rifier le niveau de compliance de la fille en face. Ainsi, il sera plus souvent dans le rĂ´le de celui qui prend le temps de tester, d’évaluer, de juger non seulement le niveau d’intĂ©rĂŞt de la fille envers lui mais aussi la valeur de celle qu’il a en face de lui.
Cela crĂ©e une ambiance de “je suis l’homme qu’il te faut, mais si tu n’assures pas je peux partir Ă tout moment”. Bien sĂ»r, ce n’est qu’une façade puisque le PUA a tout intĂ©rĂŞt Ă persister pour rĂ©ussir. Un truc amusant, ce sont les faux dĂ©parts, comme le dĂ©tective Columbo. Mais je m’égare et c’est un autre sujet.
Bref, le PUA se permet d’arrêter l’interaction pour permettre à la cible de s’exprimer (elles ont parfois des choses intéressantes à dire), mais aussi de laisser monter son désir envers lui. Rien de pire que quelque chose qui nous est servi tout cuit sur un plateau. La fille doit s’investir pour obtenir quelque chose qu’elle veut elle aussi ; il faut qu’elle montre cette volonté. Toute la subtilité est d’amener sa cible dans cet état d’esprit (I am the prize).
Solution/mĂ©thode pour les PUAs “advanced” : gĂ©rer le rythme de manière playful/Ă©valuateur et dĂ©cider en consĂ©quence de la marche Ă suivre.
VoilĂ , j’espère ĂŞtre restĂ© simple. C’est plus facile Ă montrer qu’Ă expliquer!
A bientĂ´t sur le field!
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